Que retenir des filtres ?

Publié par Jean-Philippe FORZANI le

Filtrer les rayons

Photographier c’est « peindre avec la lumière ». On comprend dès lors à quoi peut servir un filtre : filtrer la lumière pour en réduire la quantité ou changer sa qualité, sa nature en ne laissant passer qu’une partie des rayons que l’on souhaite.

Très utilisés par les photographes et les vidéastes, il faut cependant savoir que l’ajout d’un filtre peut dégrader la qualité de l’image. Il est donc important de choisir des filtres de bonne qualité sur on espère obtenir un résultat optimal.

Il existe différents types de filtres aux propriétés spécifiques. De forme circulaire ou carré pour les systèmes de porte-filtres de marque Lee, Cokin ou Nisi. En verre ou résine.

Les systèmes de porte-filtres peuvent être adapter à vos différents diamètres d’objectifs alors que leurs filtres circulaires ne sont fixables que sur les diamètres d’objectifs qui leur correspondent. Le système de porte-filtres est donc à terme moins coûteux car il permet de fixer un même filtre sur plusieurs objectifs de diamètres différents.

Le filtre UV : Il filtre les rayons ultraviolets qui ont tendance à former un léger voile sur l’image. L’intérêt de ce filtre est concrètement assez limité car son efficacité n’est pas forcément flagrante. Il sert en fait surtout à protéger la lentille frontale de l’objectif notamment si on filme ou photographie dans un environnement où la lentille frontale peut être exposée à des projections ou chocs.

Le filtre polarisant circulaire : Il polarise les rayons lumineux ce qui permet d’éliminer une grande partie des reflets sur les surfaces réfléchissantes : le verre (fenêtres, pare-brises…) et l’eau principalement. Le résultat obtenu est souvent remarquable. Il permet dans certains cas où l’eau est limpide, de voir sous la surface, ou à travers des vitres. Il permet aussi d’obtenir un rendu plus contrasté et des couleurs plus vives.

Les filtres UV-IR cut : Ils éliminent une partie des rayonnements ultraviolets mais aussi infra rouges, ce qui permet d’obtenir un enregistrement plus fidèle des couleurs, notamment par certains capteurs qui tolèrent mal ces rayonnements, en particulier quand on augmente la sensibilité.

Il en existe de différentes capacités.

Par exemple dans la gamme Hoya Prond :

  • ND 2 (assombri de 1 stop)
  • ND 4 (assombri de 2 stops)
  • ND 8 (assombri de 3 stops)
  • ND 16 (assombri de 4 stops)
  • ND 32 (assombri de 5 stops)
  • ND 64 (assombri de 6 stops)
  • ND 100 (assombri de 6 2/3 de stops)
  • ND 200 (assombri de 7 2/3 de stops)
  • ND 500 (assombri de 9 stops)
  • ND1000 (assombri de 10 stops)
  • ND 10000 (assombri de 16 3/5 stops)

Très utiles pour effectuer des poses longues en plein jour, ou pour ouvrir le diaphragme quand l’obturateur atteint sa vitesse maxi en plein soleil et ne peut à lui seul éviter la surexposition. Utilisés également pour effectuer des filés à faible vitesse d’obturation, ou pour filmer à 1/50s.

Pause longue avec filtre ND 1000. Etang de Vaccarès (Camargue)

Le filtre vari ND : même principe que les filtre ND mais il permet de faire varier l’obscurissement en général jusqu’à 8 stops moins. Très pratique pour la vidéo.

Les filtres dégradés. Ce sont des filtres ND de format rectangulaire, utilisés avec les systèmes de portes-filtres. Ils permettent d’assombrir les zones trop éclairées d’une composition, notamment le ciel et les nuages pour obtenir un meilleur équilibre en terme d’exposition. Très utiles pour la photo de paysages.

Filtre dégradé soft
Idéal par ciel clair avec quelques nuages.
Catégories : MatérielPhotographie